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La chapelle Saint-Joseph

Leclerc, négociant à Rouen ambitionne de bâtir non pas une maison de vacances mais un grand hôtel, face à la mer. Inauguré en 1879, il fait construire, 4 ans plus tard, en bord de route une chapelle, à l’origine uniquement privée à l’origine.

 

Collection privée

 

Le 17 mai 1884, Monseigneur Hugonin donne l’autorisation de l’utiliser pendant 2 mois par an pour ce que l’on appelle « la colonie des baigneurs ». Elle est consacrée début août 1884.

 

Le 17 mars 1892 M. Leclerc, se retire et vend la chapelle à la paroisse pour 3020 francs.

 

En 1893, Le président M. Sadi Carnot et le ministre des cultes M. Raymond Poincaré accordent par décret l’utilisation de celle-ci comme chapelle de secours de la paroisse. La cloche s’appelle Marie – Louise, choix du donateur M. Cornu Anthime. La Marraine est Mme Maurisset Louise Henriette.

 

Le 9 décembre 1905, lors de l’adoption de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, la chapelle devient propriété de la commune.

 

Collection privée

 

En 1930, l’abbé Etienne reçoit en cadeau la petite maison près de la chapelle où il s’installe pendant la saison.

 

Pendant la guerre 39-45, elle sert de dépôt de munitions aux Allemands. En 1944, la destruction du Hôme ne l’épargne pas. A l’ouest, une large brèche s’inscrit du mur au clocher ; à l’est le mur est béant de la base au sommet. Le petit clocher octogonal est à claire-voie et la cloche en morceaux.

 

La chapelle est restaurée en 1945

 

En 1948, la Chapelle retrouve des vitraux réalisés par Georges- Pierre SAGOT. Maître Peintre Verrier à Bayeux, né à Roubaix le 12 juin 1898 et décède à Bayeux le 11 mai 1975. Les vitraux « flamboyants » de la nef et du chœur sont remarquables. Leurs teintes rouges, orangées, violettes sont particulièrement originales. Ils reprennent le thème des « Béatitudes ». Sur la plupart d’entre eux, on retrouve des dédicaces ; en souvenir de Jean-Pierre Bordelongue, Madame Folliot 1948, R H, la famille Walrand qui aurait financé les premiers vitraux détruits, en mémoire de leur fils Pierre, décédé en 1915 à l’âge de 22 ans.

 

 

 

 

On peut admirer les vitraux de Georges Sagot dans plusieurs Églises : Saint Patrick à Bayeux, Mathieu, Bourguenolles, Mers les Bains. A Douvres la Délivrande, la Rosace du Portail central s’étire autour de la représentation de Notre-Dame de la Délivrande (1954)

 

Collection privée

Collection privée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 30 août 1949, l’abbé Etienne reçoit l’évêque, Monseigneur Picand qui la bénit. Le clocheton octogonal est remplacé par une flèche d’ardoises sur une base carrée. La cloche Marie Louise, complètement détruite, est remplacée par la cloche de l’Eglise du bourg, un peu ébréchée par sa chute mais fonctionnelle bien qu’elle date de 1716

 

Collection privée

 

Sur la partie sud, la porte de l’église, les étroites baies qui l’encadrent et les trois occulus sont mis en valeur grâce à la combinaison de briques et de pierres calcaires.

 

Au dessus des occulus, on remarque une frise géométrique qui délimite le haut fronton percé d’une niche.

 

Collection privée

Collection privée

 

 

Collection privée