Vous êtes ici : Accueil » Histoire et patrimoine » Les origines » La naissance de Varaville

La naissance de Varaville

 

Des vestiges de salines gauloises ont étés mis au jour à Varaville. Ils témoignent de l’ancienneté de son peuplement

 

Aux environs de 900 av JC (début de l’Age de fer) puis vers 550 av JC, les premiers habitants, des celtes sont venus des iles britanniques par la mer. D’après César, vers -51 av JC, Caius Fabius, à la tête de 26 cohortes de légionnaires, soumet les gaulois peuplant la « Normandie ». Désirant créer des voies rapides de communication pour les troupes et les liaisons administratives, les légionnaires romains au IIIéme siècle créent pour éviter le passage à gué une route droite et surélevée permettant de franchir le marais, entre Varaville et la croix Kerpin. Longue de 4 kilomètres, elle offre l’aspect d’une haute digue de pierre, oû vient buter la mer à marée haute, reliée aux ponts de la Divette et de la Dives. Jusqu’alors, on ne franchit cet espace que très en amont, à hauteur de Frénouville. Désormais, la Dives devient franchissable en aval du port de Dives-sur-Mer, où un autre passage, dû peut-être lui aussi aux Romains, existe certainement au haut Moyen Âge. Elle se poursuit jusque Dives et le bas Cabourg par un chemin de terre qui s’empierre progressivement.

 

 

Carte réalisée en 1750, par César-François Cassini de Thury (en vert les marais de la Dives au XVIIIème siècle)

 

Devenue de nos jours la Départementale 27 elle est enfouie sous les couches successives de revêtements. Pour contrôler ce lieu de passage et de trafic commercial, les romains y installent un fort militaire. Varaville peut naitre et accueillir les voyageurs.

 

En aval de la chaussée de Varaville, l’estuaire forme une vaste lagune protégée de la mer par un cordon de dunes. Pendant 8 siècles, la mer, à chaque marée, s’y engouffrera et viendra jusqu’au pied de la chaussée qui l’empêchera de remonter dans les terres. Petit à petit les alluvions se déposeront, le niveau augmentera et les terres s’assècheront. Du haut de ses 33 mètres, Robehomme est une ile où l’on accède par bateau à marée haute. Les habitants de Varaville cultivent les terres situées de l’autre côté, au sud. Au nord s’étendent les grèves et les petites îles, ou « hogues », sur lesquelles ils produisent du sel au printemps et mènent leurs troupeaux de moutons. Le village, doté d’une église dédiée à saint-Germain, se développe au cours du haut Moyen Âge, non loin de la petite agglomération portuaire de Dives-sur-Mer.

 

V. Carpentier, L. lespez, Université de Caen

 

 

Du III au IV siècle, attirées par les richesses de l’empire romain, des petites colonies de marins saxons s’implantent sur le littoral normand, privilégiant les endroits déserts, isolés, abrités. Amollis par 3 siècles de prospérité et l’anarchie militaire régnant en Gaule, ils rencontrent peu d’opposition. Leurs petites embarcations peuvent contenir 35 à 40 hommes avec l’équipement ou 20 hommes avec leurs petits chevaux scandinaves. Remontant les cours d’eau, ils s’installent là où il est possible de créer des herbages et de fonder famille avec des femmes du pays. L’estuaire de la Dives se révèle un lieu propice à faire escale. L’abbaye de Jumièges authentifie la première apparition des saxons sur le littoral normand en 286.

 

 

Source Wilkipedia

 

A partir de 860, de grandes armées de vikings (en dialecte scandinave: vikingar) venues d’Angleterre lancent des raids dans la basse Seine et alentour. Ils en viennent rapidement à hiverner sur place, sur des îles de la Seine ou dans de petits ports, depuis lesquels ils partent, en bateau ou à cheval, piller villes, abbayes et églises. Il est fait mention à plusieurs reprises de la présence de bandes vikings dans l’estuaire de la Dives entre 860 et 911. De leur base, ils partent en expédition vers Chartres ou Paris. Ils entassent leurs butins le long des côtes sur des petites îles ou presqu’iles facile, à défendre. Situé là ou se trouve la ferme et la cour de la maison, le « Holme » de Varaville fut certainement l’une d’entre elles. On ignore quelles relations ils entretiennent avec les locaux : violentes ou amicales ?

 

Source Wilkipedia

 

En 911, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, entre Charles III et Rollon, les vikings de la Seine reçoivent le droit de s’établir en Haute-Normandie. Rollon reçoit les diocèses de Rouen, d’Evreux et de Lisieux. Son domaine s’arrête à la Dives et ne concerne pas Varaville.

 

En 924, grâce à son ralliement à Raoul, nouveau roi des Francs, il adjoint à son domaine les diocèses de Bayeux et du Mans. La basse Dives et Varaville entrent officiellement dans le domaine des premiers ducs de Normandie. A la mort de Rollon en 930, son fils Guillaume longue épée l’agrandira en 933, des diocèses de Coutances et d’Avranches.

 

En 1022, Roger de Montgomery fonde l’abbaye de Troarn. En 1048 il y installe un groupe de bénédictins et leur concède

des dîmes et des servitudes. A l’époque, les abbayes sont également des grands centres culturels avec une bibliothèque de manuscrits et un centre d’hébergement pour les voyageurs.

 

Bibliothèque Nationale de France à Paris Chartre sur les possessions de l’abbaye de Troarn

 

Commencée en 1059 l’abbaye est achevée en 1089 …. Il aura fallu à peine 30 ans

 

En 1066, deux seigneurs de Varaville, les frères Raoul et Guillaume de Beaufou, prennent part à la conquête de l’Angleterre. Robert II de Beaufou, un frère de Guillaume et de Raoul apparaît parmi les vassaux du comte d’Évreux, à qui appartient la haute autorité sur Varaville, symbolisée par le château à motte qui se dresse à l’entrée ouest du bourg. Il entreprend le défrichement des terres et la construction d’habitations. Il en confie la gestion à Radulphe le vavasseur (vassal d’un seigneur lui-même vassal) fils d’Ernest.

 

Dessin de l’Abbé Chrétien

 

C’est sans doute à l’initiative du duc de Normandie et du roi d’Angleterre que vers 1096 dans une charte, Guillaume, comte d’Évreux, fait don du fief de l’église de Varaville et du fief salinier à l’abbaye de Troarn, au détriment de son vassal, Robert II de Beaufou et du gérant Radulphe . Celui ci conserve néanmoins la plus grande partie du territoire restant à défricher.

 

En 1113, une lettre d’Henri I de Beauclerc (1068-1135) (4éme fils de Guillaume le Conquérant) , roi d’Angleterre en 1100 et duc de Normandie en 1106 confirme la donation. Jusque la fin de sa vie, Radulphe conserve 20 % de la dime et le seigneur de Beaufou garde en fief la plus grande partie du territoire. L’abbaye se voit pourvue de la moitié de la dime à percevoir sur tous les terrains conquis sur la mer. Les droits s’accompagnent de nombreuses charges : l’entretien des chemins, la police, le droit de justice pour les délits mineurs.

 

Plusieurs fois contestées par ses descendants, en 1269 une lettre de Saint Louis puis en 1289 un procès confirment les droits de l’abbaye au détriment de Guillaume de Boutevillain, l’arrière-petit-fils de Robert II de Beaufou. Une lettre du pape menace d’excommunication quiconque contesterait les droits de l’abbaye.

 

Guillaume comte d’Evreux confirme la donation du bourg de Varaville archives du calvados

 

 

Guillaume comte d’Evreux confirme la donation du bourg de Varaville archives du calvados

 

Au cours du 12eme siècle, Robert de Beaufou marie sa fille au chevalier Hugues de Boutevillain. Elle reçoit en dot le reliquat du fief des Beaufou à Varaville. Ils construisent leur château féodal à l’entrée du bourg et déboise la forêt dont il ne reste aujourd’hui que les bois de Bavent. En 1220, ils édifient une léproserie (à l’emplacement des plus anciens bâtiments du haras actuel) dans la cour et y adjoignent une chapelle dédiée à Saint Jean l’évangéliste . Le château disparaitra plus tard pour être remplacé au même endroit par un château plus confortable. La première attestation écrite de ce château date de 1371.

Les paysans de Varaville s’activent, à cette époque, à creuser des canaux et des digues autour de la chaussée, de sorte à gagner des terres sur la mer, au nord. Ils cultivent les grèves et y élèvent des moutons ; au printemps, ils y produisent du sel. Ce sont aussi des pêcheurs de poissons et de coquillages, ainsi que des chasseurs, d’oiseaux en particulier (hérons, butors, canards) qu’ils capturent à l’aide de filets.

En 1268, l’archidiacre Henri de Vezelay visite Varaville dont il trouve l’église misérable et vétuste. Une demoiselle Boutevillain héritière du fief de Varaville épouse Sieur de Saffray.

 

Dessin de l’Abbé Chrétien

 

Au 14eme siècle, l’église vétuste de Varaville fait place à un nouvel édifice. Six siècles plus tard, le cœur sera bombardé lors de la libération du bourg.

 

En 1318, Jeanne de Beaufou (1275-1330) épouse de Raoul II d’Harcourt (1310-1381) réclame le fief de son aieul. C’est une descendante d’Emma de Beaufou (1080-1130). Sur présentation par l’abbé de Troarn des chartres de donations dont la confirmation de Saint Louis en 1269 le procureur du roi renonce

 

En 1346, Edouard III d’Angleterre, prétendant au trône de France, débarque à la pointe du Contentin et bat le roi de France à Crecy. Varaville est choisie pour sa situation stratégique. Surveillant le passage du marais par la route de Touques en cas d’invasion par l’est, , au débouché de la chaussée, on y construit un fort, probablement au même endroit que le premier fort romain. Un fossé est creusé ; le déblai servira à élever la butte au sommet duquel est installée la tour de guet. Une palissade de gros madriers complète le dispositif.

 

En 1372, les Anglais menacent la Normandie et le vieux château de Varaville est restauré afin de défendre la chaussée. Le 22 mars le bailli de Caen visitant le fort le lundi des rameaux donne l’ordre à Robert d’Herouville écuyer, de l’appareiller dans la quinzaine de Pâques.

 

En août 1417, Henri V roi d’Angleterre et une armée de 10.000 hommes débarquent dans l’estuaire de Touques. Passant par la chaussée de Varaville ils marchent sur Caen. Prévenus par les hommes du fort de Varaville, le château de Caen résiste 17 jours

 

En 1422, la famille de Saffray choisit l’exil plutôt que de rendre hommage au roi d’Angleterre. Leurs biens sont confisqués et Henri V d’Angleterre cède toutes les terres, fiefs, seigneuries de Varaville à son écuyer Guillaume Alyngton, trésorier pour la Normandie. Celui-ci en confie la gestion à Walter Intebegue. Seul le bourg toujours sous la tutelle de l’abbaye de Troarn échappe à la main mise anglaise. Néanmoins un membre de la famille, Jean de Saffray devient le chapelain de l’hôpital (ex léproserie) situé près du château.

 

En 1450, la bataille de Formigny met fin à la guerre de 100 ans. Rentrant d’exil, Sieur de Saffray reconstruit un nouveau château qui abritera sa descendance jusqu’en 1907.

 

Jacques de Saffray (1542-1602) vit une période particulièrement troublée avec les guerres de religion et un pouvoir royal impuissant. Grace à sa longévité pour l’époque, il traverse le règne de François premier (1494-1547) d’Henri II (1519-1559) de François II (1544-1560), de Charles IX (1550-1574), d’Henri III (1551-1589) et d’Henri IV (1553-1610). Il participe à la bataille de Dreux (1562) ;  à celles d’Arques prés de Dieppe (1589), et d’Ivry la bataille prés d’Evreux (1590). Henri IV, y est vainqueur de Charles de Lorraine, duc de Mayenne, chef des ligueurs depuis l’assassinat de son frère le duc de Guise.

 

Depuis le XIème siècle, ses ancêtres tentent de récupérer le fief de Varaville qu’ils ont dû abandonner au profit de l’abbaye de Troarn. Le 18 septembre 1563, Charles IX octroie les fiefs de Varaville et du Buisson à Jacques de Saffray contre 500 livres. Contestant cette décision, l’abbaye porte l’affaire devant le baillage de Caen, signifiant au roi « qu’il ne peut disposer d’un bien qui ne lui appartient pas ». Le roi est débouté le 9 février 1564 … Jacques de Saffray n’aura été seigneur de Varaville que 4 mois.

 

A sa mort, en 1594, il est enterré dans le cœur de l’église de Varaville où son épitaphe est gravée sur une pierre scellée dans un mur. Cachée pendant de longs siècles sous une boiserie endommagée par le temps, elle réapparait en 1895. Lors de la destruction de l’église en 1944, elle sera déposée dans la pièce à la base du clocher. Elle est actuellement visible sur le mur nord de l’église du Bourg.

 

collection municipale

 

« A la postérité Passant, tu ne verras point ici de marbre ni de porphyre. Cette tombe enserre quelque chose de plus précieux, le Sieur de Varaville y est. Jacques de Saffray gentilhomme aussi prudent et généreux que cette province en ait jamais porté. Les périls où il s’est plusieurs fois jeté pour le bien de cet état et trois batailles rangées sont les témoins irréprochables de la grandeur de ses vertus. Les princes l’ont reconnu, ses égaux l’ont tenu pour exemple et les plus envieux on été forcés de l’admirer. J’entretiendrai plus longtemps de ses autres qualités mais elles ne se peuvent comprendre en si peu de lignes. Passant, je ne te retiendrai point davantage, fais ton chemin, et crois que tout ce que tes yeux admirent en ce monde est périssable et tend chaque jour à sa fin »

 

Varaville se développe. On y a construit une église avec son cimetière, une école. Des commerces se sont installés. Elle fait partie du « doyenné de Troarn ».

 

Carte de 1678 d’un projet des ponts et chaussée jamais réalisé Archives départementales calvados

 

En 1708, un canal a redressé les méandres de la Dives, la rendant navigable. Des épis de bois protègent les dunes de l’érosion

En 1712, à la requête de Cabourg et des paroisses riveraines du marais, le roi Louis XV nomme une commission chargée  d’étudier les moyens pour réguler le débit des deux cours d’eau. Sur une longueur de 10 Km, le projet atténue les boucles, rectifie et élargit le cours (10 pieds pour une profondeur de 3 pieds). Les déblais, servent à rehausser les rives et forment de petites digues pour contenir les débordements des eaux à marée haute. Un fossé de 8 pieds de largeur et 3 pieds de profondeur est creusé pour délester le cours d’eau principal. En février 1713, les travaux se chiffrent à 43.600 livres, y compris l’élargissement des ponts de Varaville et de Saint-Samson. Ils sont terminés en 1715 avec un excédent de 109 livres.

 

 

Estuaire de la Dives au XVIIème siècle Document des Archives départementales du Calvados.

 

Carte du XVII entre l’Orne et Dives – Archives Départementales du Calvados

 

Sur le cadastre de 1826 on retrouve le « chemin vicinal de Caen à Dives » qui deviendra la route de Caen

 

Varaville sur le cadastre de 1826. Archives départementales du Calvados

 

En 1852 La D 513 (Varaville-Cabourg) n’est pas encore rectiligne tandis qu’en 1892 elle est réalisée

 

Carte IGN 1852

 

 

Carte de France M. J. Canon 1892 (Source BnF Gallica)

 

Généalogie des Beaufou

Raoul I de Beaufou (920) épouse Sprotta de la Vergne (911-956) Seigneur de Beaufou

Richard I de Beaufou (950) épouse Emma de Bayeux (955-1010) Seigneur de Beaufou

Raoul II de Beaufou (975-1069) épouse Agnes d’Arcouges (975) Seigneur de Beaufou

Richard II de Beaufou (995-1061) épouse Emma (Mahaut) d’Ivry la bataille et de Bayeux (990-1081) en 1020

1- Jeanne et Emma de Beaufou religieuses à St Amand de Rouen

2- Alice de Beaufou (1020-1115) épouse Hugues II (1020-1088), Sire de Montfort sur Risles, Connétable d’Angleterre et compagnon de Guillaume le conquérant

3- Guillaume de Beaufou (1025-1091) Il accompagne Guillaume le conquérant en 1066 avec son frère Raoul. Il rentre dans les ordres en fin de vie et devient évêque de Tetford le 25/12/1085. Il est propriétaire de 251 manoirs dans le Norfolk et le Sufolk

4- Raoul de Beaufou (1040- 1102)Il accompagne Guillaume le conquérant en 1066 avec son frère Guillaume, Seigneur de Beaufou et Hockering dans le Norfolk, il épouse Agnes de Tosny (1050-1130). Il est le Shérif du Norfolk (1091-1102)

1- Raoul de Beaufou (1090-1154) Seigneur de Hockering Sheriff de Norfolk (1108-1115) et du Sufolk

1- Thomas de Beaufou (1140-1184) épouse Alice d’Oiri (1160) dont Raoul de Beaufou (1182)

2- Gilbert de Beaufou (1125)

3- Foulques de Beaufou (1130-1181)

1- Marguerite de Beaufou (1162-1199) épouse Roger II de Scales (1159-1215)

2- Emma de Beaufou (1165-1255) épouse Gilbert de Nordfolk (1170-1207)

3- Joan de Beaufou épouse Thomas de Ingaldesthorp (1170-1228)

4- Raoul de Beaufou (1120-1179)

2- Richard de Beaufou (1085-1143) Chapelain du roi d’Angleterre Henri I ; En 1134 il est pourvu de l’évêché d’Avranche. Il attache son nom à la fondation de l’abbaye de la Lucerne. C’est lui qui dédia l’église abbatiale sous le vocable de la Sainte-Trinité et procéda à l’installation des premiers religieux. Cela se passait au moment de Pâques 1143. Richard mourut quelques jours plus tard le 25 avril 1143

5- Hebert de Beaufou

6-  Robert I de Beaufou (1030-1081) Seigneur de Beaufou époux d’Alberide d’Ivry et de Bayeux

1- Guillaume de Beaufou (+1142) époux d’Aubrée d’Ivry

2- Richard de Beaufou

3- Emma de Beaufou (1060-1130) épouse Robert II de Bayvel (1090-1157)

1- Robert II de Beaufou et Bayvel (1090-1155)

1- Richard de Beaufou seigneur de Mesnil Villeman (+1228)

2- Henri I de Beaufou et Bayvel (1130-1217) épouse Edicie de Romilly

1- Richard de Beaufou

2- Henri II de Beaufou (1175-1239) épouse Philippa de Vassy (1180-1234)

1- Richard de Beaufou

2- Guillaume de Beaufou (1210-1263) épouse Lucie d’Asnieres en Bessin

1- Henri III de Beaufou (1245-1285) baron de Beaufou et de Beuvron épouse Philippa de Vendome

1- Luce Jeanne de Beaufou (1290) épouse Jean III de Tilly (1275-1320) puis Raoul II d’Harcourt (1310-1381). Elle conteste la donation de Guillaume d’Evreux en 1318

1- Fille de Beaufou épouse Hugues de Boutevillain et reçoit en dot le château de Varaville et ses terres dont:

Généalogie des Boutevillain

Hugues de Boutevillain Sieur de Varaville en 1220

Guillaume de Boutevillain Sieur de Varaville conteste en 1289 la donation à l’abbaye de Troarn

Fille de Boutevillain épouse le Sieur de Saffray et apporte en dot le château de Varaville

Généalogie des Saffray

Gabriel de Saffray (N1270) épouse Simone de Sorcou (N1275)

Jean de Saffary (N1290) épouse Olive du Rocher (N1300)

Pierre de Saffray (N1320) épouse Jacquette de St Gilles (N1325)

Raoul de Saffray (+1419) épouse Michelle de Duray (1355)

1- Jacquette de Saffray (N1385) épouse en 1410 Jean Le Goupil de Mesnildot (1380-1440)

2- Raoul de Saffray (1400-1453) épouse Marie de Tournebu

1- Guillemette de Saffray épouse Thomas Le Vallois

2- Guillaume de Saffray épouse Francoise de la Fresnaye

3- Raoul de Saffray (1430) Seigneur de Varaville épouse Suzanne de vaux (1435)

1- Pierre de Saffray

2- Jean de Saffray

3- Robert de Saffray (+1511)

4- Raoul de Saffray (1460-1511) Seigneur de Varaville épouse Guillette Quesnel

1- Francois de Saffray Seigneur d’Ecajeul +1511

2- Louis de Saffray Seigneur de Varaville épouse en 1502 Julienne de Bailleul

1- Jean de Saffray Sieur de Varaville

2- Robert de Saffray +1563 épouse Jacquette d’Estaing

1- Charles de Saffray Seigneur d’Epron

2- Jacques de Saffray (1542-1602) épouse Marie de Beaulard et participe aux batailles d’Arques, de Dreux et de Jury. Seigneur de Varaville.

1- Charles de Saffray épouse Antoinette Launay Sieur de Varaville

1- Fille de Saffray Dame de Varaville épouse Nicolas V Le Cordier en 1620 ??

2- Raoul de Saffray

3- Louis de Saffray (1612) Sieur de Brière et de Varaville

3- Jean de Saffray (1490-1530) épouse Francoise de la Fresnaye D1546

1- Gilles de Saffray épouse Jeanne de Mailly Couromel Seigneur de Billet

2- Guillaume de Saffray (1519-1579) Seigneur de Vimont épouse Anne Paisant (1528-1569)

1- François de Saffray (+1571)

2- Guillaume de saffray (1545-1611) Seigneur de Vimont épouse Francoise de Launay (N1530)

1- Odet de Saffray (1569- 1664) Seigneur de Vimont épouse Anne Thiboust

1-Francois de Saffray (+1661) épouse Catherine de Morel

2- Augustin de Saffray de Mezy +1665 au Québec Major de la Ville et de la Citadelle de Caen.

3- Charles de Saffray (1603-1604)

4- André de Saffray (1604)

5- Auguste de Saffray 1605 épouse Geneviève de Pallegade

6- Pierre de Saffray 1607 épouse Elisabeth de Beaulard

7- Marguerite de Saffray 1608

8- Gaspard de Saffray 1613

9- Madeleine de Saffray 1614

10- Robert de Saffray (+1661)

11- Françoise de Saffray

12- Anne de Saffray

13- Fleurance de Saffray (1614)

14- Guillaume de Saffray (N1595) Seigneur de Vimont épouse Catherine Boivin (N 1595)

1- Auguste de Saffray +1683

2- Guillaume de Saffray épouse Catherine Morel en 1668

3- Jean de Saffray Seigneur de Vimont (N 1633) épouse Marie de Cauvigny (1641-1713) fille de Jacques de Cauvigny (1615-1661)

1- Catherine de Saffray +1677

2- Elisabeth de Saffray +1671

3- Alexandre de Saffray (1667-1711)

4- Guillaume de Saffray épouse Anne Le Cordier dame de Varaville le 28 juin 1722

5- Marie Anne de Saffray (1677-1741) Dame de Varaville épouse Etienne Antoine Morin de Banneville Seigneur de Montcanisy

Généalogie des Banneville – Le Cordier – Boisdaunay

– Catherine Morin de Banneville (1705-1741) épouse Louis Francois Le Cordier (1669-1775) Seigneur et patron de Varaville, Baron de Varraville et Gonneville

Banneville

Marie Anne Elisabeth Le Cordier Dame de Varaville épouse Antoine Jules Petit de Boisdaunay (+1784)

Marie Catherine Pauline Petit de Boisdaunay (N1771) Dame de Varaville épouse en 1790 son cousin Etienne Nicolas Guillaume de Cauvigny Seigneur de St Sever (1753) dont:

Boisdaunay

Généalogie des Cauvigny

1- Marie Anne de Cauvigny (1791-1871) épouse Guillaume Louis Adolphe, Marquis d’Aigneaux (1786-1838),

1- Guillaume Paul d’Aigneaux (1814-1888) épouse Marie Victoire Berthelot de la Villernoy (1818-1836) en 1835 dont

1- Adrienne Marie Victoire d’Aigneaux (1836-1892) épouse Armand Gigault de Bellefond (1827-1907) épouse Anne Celestine de Martel Janville (1811-1890) en 1838 dont

1- Marie louise Caroline d’Aigneaux (1842-1883)

2- Guillaume Camille Marie d’Aigneaux (1839-1881) épouse Marie Louise Sophie du Mesnildot de La Porte (1850-1930)

3- Louise Alfred Marie d’Aigneaux (1840-1921) épouse Maurice Ulrich de Beausse (1837-1901)

4- Renée Marie Joséphine d’Aigneaux N1843 épouse Edouard Marie Françoise de la Bintinaye (1836-1906)

5- Mathilde d’Aigneaux (1844-1886) épouse Léonce de Mons (1830-1867)

6- Robert Abel Marie d’Aigneaux (1853-1938) épouse Marguerite Ferrand de la Conté (1862-1942)

1- Pierre Hélie Marie Joseph d’Aigneaux (1881-1945)

7- Ludger Alfred Marie d’Aigneaux (1840-1921) épouse Albertine Marie du Mesnildot

2- Marcellin de Cauvigny 1797-1885 épouse Mathilde Louise Henriette du Chatel (1811-1885)

1- Charles Marie de Cauvigny (1841-1907)

2- Marie Ida de Cauvigny (1836-1914) religieuse chez les Bénédictines de Caen, héritière à la mort de son frère

 

Généalogie des Le Cordier

– Jehan Le Cordier (1360)

– Jehan Le Cordier (1390)

– Robert Le Cordier (1413) Ecuyer Seigneur de Rinfreville

Nicolas I Le Cordier (1433) épouse Isabeau le Blareau en 1453 seigneur de Troncq, Archer du Roi, Sergent de Fromeville, greffier en la Cours des Aides

Nicolas II Le Cordier (1460-1541) épouse en 1480 Marie Roussel qui lui apporte la seigneurie de la Pyle  anobli 1500, Greffier du bailliage d’Evreux, puis de la cour des aides de Rouen, seigneur de Troncq, Sergent de Fromeville

Gilles le Cordier (1480-1526) Seigneur du Troncq et de la Pyle, épouse en 1523 Catherine des Hayes

Nicolas le Cordier III (1522-1562) Seigneur du Troncq, de la mare et de la Pyle épouse Jeanne d’Amfreville en 1540 puis Barbe Charles de la Blandiniere (+1544) en 1544

Nicolas IV Le Cordier (1543-1599) Seigneur du Troncq, Conseiller au Parlement de Rouen,  épouse Marie de Boyvin (1556-1591)

1- Nicolas V Le cordier (1590-1639) Conseiller au Parlement de Rouen en 1571, Seigneur du Troncq, la Pyle, Iville, la heuze et les Ventes d’Eawy, Fille de Saffray Dame de Varaville en 1620 et récupéré la seigneurie de Varaville puis  en 1622 Anne Louise de Mauger Rassent (1590-1650) dame de Laulne.

1- Nicolas VI Le Cordier (1623-1681)  Chevalier, seigneur du Tronc, de La Pile, d’Iville, d’Ectomare, de Tourmanville, de Tourville, de Champagné, de Saint-Mélain, d’Orival, de Saint-Ouen du Thuit, de Heudebert, de Saglas-Escroville, de La Salle du Bois et de Thouberville, épouse en 1645 Catherine de Bigars de la Londe (1627-1653) puis en 1656 Marie Bontemps (1636-1716)

1- François LE CORDIER, Chevalier – seigneur et marquis de la Londe épouse en 1670, Marie de BOYVIN, Dame – Marquise de la Londe

2- Magdeleine LE CORDIER, (1655) épouse Charles de BEAUNAY, Chevalier – Seigneur du Tot (1645)

3- Georges Le Cordier (1652-1675) chevalier de Malte

4- Marie Anne Le Cordier (1660)

5- Louise Le Cordier (1658-1682)

6- Bonne LE CORDIER, 1658

7- Catherine Marie LE CORDIER, 1661

8- Marguerite LE CORDIER, 1663

9- Nicolas Alexandre LE CORDIER, Escuier – Sieur du Troncq 1667-1695

10- Marie Magdeleine LE CORDIER, 1671

11- Marie LE CORDIER, 1677

2- Louis Le Cordier (1629-1698) Seigneur de la Pyle épouse Anne de Cugnac Dampierre en 1659 puis Anne d’Ornano en 1667 (+1698)

1- Marie Madeleine Thérèse(1665-1695) épouse en 1695 René Francois de Saint Remy seigneur de la motte Fouque

2- Nicolas Alexandre Le Cordier (1660)

3- Marie Anne Francoise Le Cordier (1668-1707)

4- Louise Charlotte Le Cordier (1667-1694) seigneur et patron honoraire de Varaville épouse en 1694 Francis Lecornu Seigneur de Ballivieres

5 – Renée (1677)

6- Anne Le Cordier (1677) épouse en 1696 Nicolas le Cordier (+1707) seigneur de la Pyle et de Varaville puis Guillaume de Saffray le 26 mai 1722

3- Georges Le Cordier (1624-1662) Seigneur de Varaville, baron de laulne, seigneur de La Pyle épouse en 1658 Anne Renée de Péricard (1625-1705), parrain de Marie Anne Le Cordier (1660)

1- Nicolas Alexandre (+1742) maitre de camp, lieutenant général

2- Louis Le Cordier

3- Marie Renée Le Cordier épouse André Guenet en 1682

4- Francois Georges Le Cordier

5- Nicolas Le Cordier (+1705) Seigneur de la Pyle et Marquis de Varaville épouse en 1696 Anne Le Cordier (1677) fille de Nicolas louis le Cordier seigneur de Varaville et d’Anne d’Ornano) et marraine en 1719 d’une cloche de l’église de Varaville nommée Anne avec son fils Louis. La Baronnie de Varaville fut acheté au Baron de Beuvron en 1682 pour 550 livres

1- Louis François Le Cordier de Varaville(+1772) Baron de Varaville, capitaine des Dragons, épouse Catherine MORIN de Banneville (1705-1781)

2- Renée Françoise le Cordier (1697) épouse Pierre le Normand en 1716

3- Marie Anne (1703-1707)

4- Anne le Cordier épouse Guillaume Morin de Mont Canisy

Généalogie ascendante

d’Étienne Nicolas Guillaume de Cauvigny

 

– Antoine de Cauvigny Seigneur de Maupas épouse Alix de Borsay

– Jacques de Cauvigny Sieur de Maupas épouse Margueite Ygouff

– Jacques de Cauvigny D1565 épouse Marguerite Le Chevalier Dame de Bernières

– Jacques de Cauvigy (1550-1611) seigneur de Bèrnieres épouse Jeanne Wardel (1550-1588)

– Jean Jacques de Cauvigny (1574-1627) Seigneur de Bèrnieres épouse Anne Morant N1590 et Elisabeth Petit

1- Jacques de Cauvigny (1615-1661) seigneur de Bèrnieres – épouse Isabelle de Bourgueville D1694

1- Marie de cauvigny (1641-1713) épouse Jean de Saffray Seigneur de Vimont (1633-1677)

1- Alexandre de Saffray (1667-1711)

2- Marie Anne de Saffray (1677-1747)

1- Guillaume de Saffray épouse Anne Le Cordier le 26 mai 1722

2- Louis François de Cauvigny Seigneur de Clinchamps (1640-1682) épouse Catherine Lebas N1638

2- Pierre de Cauvigny N1608

3- François de Cauvigny N1610 épouse Catherine Gombault et Anne de Bonnenfant (1643-1733)

1- Nicolas Guillaume de Cauvigny (1723- ) épouse Marie Anne Le Cordier (1740-1790) fille de Nicolas Le Cordier (1692-1745) petite fille de Pierre Le Cordier (1665-1710)

1- Etienne Nicolas Guillaume de Cauvigny (1753-) épouse en 1790 Marie Catherine Pauline Petit de Boisdaunay